BILLET D'HUMEUR Mai 2007

BILLET D'HUMEUR Mai 2007
Zodiac de David Fincher

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Bon tout d'abord, Mai 2007 c'est le 60ème Festival De Cannes et ses stars (de George Clooney à Jake Gyllenhaal, en passant par Wong Kar-Wai, Stephen Frears, Norah Jones et bien d'autres). Un festival qui a une fois de plus affolé tout les paparazzis et fait rêver les cinéphiles que nous sommes!


Mais ce mois de Mai 2007 c'est aussi et bien évidemment des films, à commencer par Zodiac de David Fincher.
Ce film marquait le grand retour d'un réalisateur que j'affectionne tout particulièrement (avec Seven et Fight Club au compteur, il y a de quoi!). Bilan de ce retour : une grande claque puisque Zodiac se classe parmi les chefs d'oeuvre du genre. Avec en tête d'affiche un trio d'acteurs fabuleux (Jake Gyllenhaal - Robert Downey Jr - Mark Ruffalo), ce film policier à l'intrigue exceptionnelle tient le spectateur en haleine de bout en bout, lui offrant même des instants de grands frissons!
♥♥♥♥♥


Après une sanglante histoire de serial killer, passons à l'émouvant destin d'une grand mère qui sacrifie son honneur et sa dignité pour sauver son petit fils. Je veux bien sûr parler de Irina Palm.
Ce film quelque peu passé inaperçu s'avère être vraiment très beau et très touchant, notamment grâce à l'interprétation très forte de chacun des ses comédiens, Marianne Faithfull en tête. La justesse et la pudeur de la réalisation permettent à ce film de ne jamais tomber dans le vulgaire, pour au contraire, traité avec beaucoup de légèreté et avec même un peu d'humour ce destin d'une grand mère pas comme les autres.
♥♥♥♥


J'ai également bien apprécié un troisième film durant ce mois de Mai: Contre Enquête, un film policier avec un Jean Dujardin méconnaissable.
La principale raison qui m'a poussé à voir ce film était la présence de Jean Dujardin dans un rôle dramatique. Je dois dire que le bonhomme assure, et même plus que ça, il en impose. La scène où il découvre le corps de sa fille m'a d'ailleurs étrangement rappelé celle ou Sean Penn retrouve sa fille morte dans Mystic River, c'est dire si la comparaison est flatteuse!
En bref Contre Enquête est un policier agréable et bien interprété, avec de bons rebondissements malgré quelques clichés qui auraient pu être évités.
♥♥♥♥♥


Maintenant je vais cesser d'être gentil, puisque les deux films qui vont suivre m'ont tout de même assez déçu. Commençons par 300.
Les tribulations de ces supers soldats numérisés, en culottes courtes et aux pectoraux huilés ça va cinq minutes, mais après ça devient lassant. Bon d'accord visuellement c'est surprenant, c'est beau (quoique plus on avance dans le film et moins on fait attention au visuel) mais niveau scénario ça ne vaut rien. Le film se résume en une présentation des Spartiates pour ensuite enchaîner les batailles qui finissent par être ennuyeuses tant le tout manque d'originalité.
Ce 300 était donc surfait et s'avère finalement très moyen, un simple film pop corn.
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Seconde déception, et de rang celle là car j'attendais beaucoup de ce film : Spiderman 3.
En effet, ce troisième opus des aventures de l'homme araignée a été pour moi une grande déception tant il est loin du niveau des deux précédents. Scénario très moyen, dialogues ridicules, morale puérile, retournement de situation ridicule (gentil, puis méchant, mais en fait gentil), patriotisme outrancier sont autant d'éléments qui font de Spiderman 3 un film très ennuyeux et parfois même ridicule.
Quant à l'argent investi dans le film, on le remarque sur certaines scènes mais personnellement je me suis parfois demandé où il était passé...
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# Posté le dimanche 17 juin 2007 16:07

Modifié le mercredi 11 juillet 2007 07:08

BILLET D'HUMEUR Juin 2007

BILLET D'HUMEUR Juin 2007
Cashback de Sean Ellis

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Ce mois de Juin 2007 fut très chargé, pour cause de révisions intensives et d'épreuves de BAC! Mais rassurez vous, j'ai tout de même pu voir des films!


Commençons tout d'abord par Cashback (Court-Métrage) de Sean Ellis. Je tiens à bien préciser que je parle du court-métrage, et non du long que je n'ai pas vu, et qui paraît-il ne vaut pas le court.
Bon alors Cashback (Court-Métrage) à la base c'est un court métrage que l'on m'a passé, et je n'ai pas peur de dire qu'en le regardant j'ai peut-être bien assisté aux vingt minutes les plus intenses du cinéma! Ce film est une merveille, un, bijou, tantôt drôle, tantôt triste et émouvant, filmé de manière géniale, agrémenté d'une bande originale exceptionnelle et d'un casting parfait.
Cashback (Court-Métrage) est à voir, je ne veux pas raconter ce qu'il se passe dans le film, tant le décrire serait impossible. Mieux vaut que vous découvriez ce bijou par vous-même!
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En Juin, j'ai également vu un film dont j'attendais énormément tant il a été couvert de louanges: Shortbus de John Cameron Mitchell.
Si l'on parle de Shortbus de manière simpliste, comme l'a intelligemment fait son réalisateur, on peut dire que ce film est la possibilité pour un réalisateur de montrer du sexe sans limite et sans artifice. Or, Shortbus est bien plus que ça!
Effectivement, on s'aperçoit que ce film aborde des thèmes complexes que sont le désir, le sexe dans un couple, et en réalité l'amour, tout simplement. De plus, Shortbus se veut porteur du drapeau de la tolérance, dans tous les domaines que ce soit. En effet, dans le Shortbus se côtoient hétérosexuels et homosexuels, des gens de tout âge, de toute couleur de peau, de toute religion. De quoi montrer aux (dangereuses) personnes qui en doutaient, que le mélange et le métissage sont de bonnes choses!
Donc Shortbus a répondu à mes attentes, et même encore plus, donc je vous conseille de le voir, en vous informant tout de même que certaines scènes peuvent choquer.
♥♥♥♥


Ce mois de Juin 2007 marque également le grand retour au cinéma de l'un de mes réalisateurs cultes, à savoir Quentin Tarantino et son Grindhouse : Death Proof.
Je pense par contre qu'il est nécessaire d'apprécier et de connaître un minimum l'oeuvre du réalisateur pour apprécier ce film. En effet, Grindhouse : Death Proof est un film totalement tarantinesque: film décalé et très fun, longs dialogues croustillants, bande originale venue d'ailleurs, personnages complètement déjantés, réalisation formidable. Tarantino nous montre à travers quelques scènes vertigineuses qu'il n'a pas perdu son extraordinaire coup de patte: il filme par exemple un carambolage du point de vue de toutes les occupantes de la voiture, tout simplement brillant! Ajoutons également que Grindhouse : Death Proof est bourré de références: des références à de vieilles séries B et Z, aux films de Russ Meyer et aux propres films de Tarantino!
Bref, Grindhouse : Death Proof est un excellent divertissement, très fun, sans aucune morale (et c'est pour ça qu'on aime) et en même temps un hommage du cinéphile Tarantino aux genres qu'il aime tant.
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Et enfin, pour conclure ce mois de Juin, je me suis rendu dans les salles obscures pour voir le troisième et probablement dernier volet de la saga Danny Ocean : Ocean's Thirteen.
Beaucoup on été déçu par ce film, moi personnellement j'ai passé un très bon moment! En effet, j'adore cette saga et j'ai trouvé que cet opus était bien dans lignée des précédents, donc j'ai aimé. Il faut tout de même avouer qu'il présente quelques sentiments de déjà-vu et que son scénario est moins élaboré que ceux des deux précédents, mais cela n'a pour ma part pas gâcher le plaisir.
Ocean's Thirteen offre le même humour que ses prédécesseurs: l'humour Clooney / Pitt (un humour fait de petits rictus, de regards et d'autres rires) me fait toujours autant rire, la succession de personnage loufoque me surprend toujours et puis la "coolittude" que dégage ce groupe reste un régal!
Bref, j'ai passé un très bon moment devant Ocean's Thirteen, qui, même si il s'avère être le moins bien des trois films, reste un divertissement de qualité vraiment très séduisant.
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# Posté le dimanche 17 juin 2007 16:27

Modifié le dimanche 23 mars 2008 09:40

DOSSIER Scorsese / De Niro, deux génies au service du 7ème art

DOSSIER Scorsese / De Niro, deux génies au service du 7ème art
Robert De Niro & Martin Scorsese

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Tout bon cinéphile qui se respecte sait que la collaboration entre Martin Scorsese et Robert De Niro est l'une des plus prolifiques et des plus magiques de toute l'histoire du cinéma. Le réalisateur américain né en 1942 a grandi à New York, dans le quartier de Little Italy, tout comme son acteur fétiche, né lui un an plus tard. Les deux hommes étaient donc faits pour s'entendre...


Mean Streets en 1973 est le film marquant la première collaboration entre ces deux monstres du cinéma.
Sans être un film exceptionnel, Mean Streets a au moins le mérite de dévoiler le talent de Martin Scorsese à travers quelques scènes étonnantes (dont une inoubliable scène vraiment vertigineuse dans le bar) et celui de Robert De Niro dans quelques excès de violence assez mémorables!
♥♥♥♥♥


A suivi ensuite en 1976, le fameux Taxi Driver, récompensé de la Palme d'Or à Cannes la même année.
Ce film est pour moi le meilleur de leur collaboration. En effet, Taxi Driver montre avec brio la lente descente aux enfers de Travis Bickle, chauffeur de taxi marqué à vie par la guerre du Vietnam. La réalisation exceptionnelle, la prestation hors norme de De Niro (comment oublier le fameux monologue face au miroir?), les idées ingénieuses d'un excellent scénario (les phases de la transformation de Travis sont vraiment très inquiétantes) font de ce film un véritable chef d'oeuvre qui n'a connu d'égal.
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L'année qui a suivi, 1977 donc, a vu naître la comédie musicale New York, New York, comme pour prouver à ceux qui en doutaient que les des hommes peuvent tout faire. Ce film est également une nouvelle preuve d'amour du réalisateur envers sa ville de New York qu'il aime tant.
(pas encore vu)


En 1981, nos deux compères nous ont offert le film qui a ensuite été élu meilleur film de la décennie, à savoir Raging Bull.
Ce film époustouflant traite de la vie du non moins époustouflant boxeur Jack La Motta. Une fois encore, De Niro crève l'écran, il recevra d'ailleurs l'Oscar du meilleur acteur pour ce rôle. Quant à Martin Scorsese, il démontre une nouvelle fois tout le brio de sa réalisation, avec notamment des scènes de combat d'un réalisme très fort, ou des scènes dramatiques qui vous prennent aux tripes.
♥♥♥♥


En 1983, les deux hommes s'offrent un film plus léger, une comédie intitulée The King of Comedy, qui avait été plutôt bien accueilli par la critique. Ce film est pour De Niro un retour à ses premières amours, qui faut-il le rappeler, a commencé par des comédies aux côtés de Brian De Palma.
(pas encore vu)


L'année 1990 offre aux spectateurs un très grand film et marque le début d'un cycle consacré à la mafia à travers Goodfellas.
Bien évidemment, De Niro est en tête d'affiche, et comme toujours (ou presque), il excelle. Il est également entouré d'un Ray Liotta très en forme (sa meilleure prestation) et d'un Joe Pesci mythique, qui recevra l'Oscar du Meilleur Second Rôle pour ce film.
Goodfellas est un chef d'oeuvre, tout simplement. Grand film sur la mafia, histoire passionnante, musique excitante, dialogues purement délicieux, violence sans limite, drogue en quantité astronomique, et plaisir indéfinissable pour le spectateur.
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Deux ans plus tard, en 1992, Martin Scorsese et Robert De Niro s'offrent un remake: Cape Fear.
Une nouvelle fois, la collaboration des deux hommes fait mouche. Cape Fear est un des plus grands films policiers de l'histoire du cinéma, avec un De Niro effrayant et impressionnant dans le rôle de Max Cady. Scorsese, lui, prouve au spectateur qu'il peut aussi lui faire peur. En effet, la tension monte au fur et à mesure dans ce thriller implacable, pour atteindre son paroxysme dans un final haletant.
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Et enfin, l'année 1996 marque malheureusement la dernière collaboration entre les deux hommes, dans le chef d'oeuvre ultime qu'est Casino.
Nouveau film sur la mafia de Scorsese, et nouvelle claque, nouveau chef d'oeuvre. Casino c'est toute la démesure du jeu et de l'argent de Las Vegas, et toute la démesure du talent de Scorsese, qui nous offre des scènes d'anthologie en veux tu en voilà (inoubliable plan séquence dans le casino, scène final dans le désert). Quant à De Niro, il éblouit encore une fois, épaulé par un Joe Pesci tout aussi exceptionnel et déjanté que dans Goodfellas.
En bref, on peut dire que Casino est le point final parfait pour marquer la fin de la collaboration entre ces deux génies du cinéma.
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# Posté le lundi 18 juin 2007 05:18

Modifié le mercredi 11 juillet 2007 07:11

DOSSIER Tarantino, plus qu'un réalisateur, un monde à lui tout seul

DOSSIER Tarantino, plus qu'un réalisateur, un monde à lui tout seul
Uma Thurman & Quentin Tarantino

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Quentin Tarantino est probablement le plus intéressant des réalisateurs de la nouvelle génération. Né à Knoxville dans le Tennessee, ce cinéphile hors norme a très vite prouvé que le monde du cinéma devrait désormais compter sur lui.
Quentin Tarantino c'est peu de films, mais quels films! Ses films sont inclassables, ils n'appartiennent en réalité à aucun genre, ce sont des films de Tarantino tout simplement!
Une question très importante se pose alors, comment qualifier ses films? Disons que ses films sont d'abord extrêmement funs, décalés, cools, mais aussi très violents, tout en restant très esthétiques (un esthétisme visuel et audio). Ajoutons que les scénarios et la narration sont souvent exceptionnels, certains frôlant même la perfection, et que dans chacun de ses films on peut déceler de nombreuses références aux films qu'il aime.
Afin de mieux faire connaître ce réalisateur que j'affectionne tant, je vais vous parler dans l'ordre de tous ces films.


Tout a commencé en 1992 avec l'inoubliable Reservoir Dogs, ou l'un des huis clos les plus haletants du cinéma!
L'histoire est simple, une bande de gangsters se retrouvent dans un hangar après un hold-up manqué pour découvrir qui les a balancé à la police. De là commence un jeu de massacre, de torture, de réflexion. La majorité du film se passe dans le hangar, hormis quelques retours en arrière servant à donner de l'ampleur aux personnages, et le tout est fort bien réussi, car la mise en scène est exceptionnelle, l'histoire sans temps mort, l'humour et la violence est omniprésente et la musique est purement géniale. De plus, le film est bourré d'acteurs de talent comme Michael Madsen, dont la scène de l'oreille restera définitivement culte!
Autant dire que Reservoir Dogs est un film cultissime, ce qui n'est pas rien pour une première réalisation!
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Arrive ensuite en 1994 ce qui reste à ce jour le plus grand film de Quentin Tarantino, le fameux Pulp Fiction, récompensé de la Palme d'Or à Cannes la même année.
Pulp Fiction est pour moi son meilleur film! Le scénario est l'un des meilleurs que j'ai pu voir, tortueux, complexe, excitant, et qui retombe toujours sur ses pattes. La narration du film est brouillée et le résultat est purement jouissif! Et que dire du casting! John Travolta, Samuel L Jackson, Bruce Willis, Uma Thurman, et bien d'autres servent ce film avec tout leur talent. Une fois encore, Quentin Tarantino a rempli son film de scènes cultes (les tirades de Jules, l'overdose de Mia Wallace, la cervelle de Marvin...) et de dialogues non moins cultes (le débat sur le massage des pieds, sur les hamburgers...).
Pulp Fiction reste à ce jour mon film préféré de Quentin Tarantino, un film que j'ai vu et revu des dizaines de fois et que toute personne se doit d'avoir vu au moins une fois dans sa vie!
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En 1998 Quentin Tarantino a sorti son film qui a été le moins bien accueilli, à savoir Jackie Brown.
Bien qu'il ait été boudé par certains spectateurs et par certains critiques, Jackie Brown est un excellent film! En effet, une fois de plus le réalisateur démontre tout son brio dans ce film, surtout dans une scène d'échange d'argent filmé selon trois points de vue différent. Une idée tout simplement brillante! Et une fois encore, Quentin nous offre un groupe de personnages déjantés et complètement décalés, ce qui donne lieu à des scènes excellentes. Jackie Brown est un bon exemple de mélange d'humour et de violence, bien que la violence soit ici très restreinte par rapport à ses autres films. Et bien sûr, cela devient une habitude, la bande originale soul et funk du film est un vrai régal.
Quoi que vous ayez pu entendre sur Jackie Brown, je vous conseille de le voir car c'est un très bon polar, imprégné d'un humour noir savoureux.
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En 2003 et 2004, Quentin Tarantino nous offre un diptyque phénoménal: Kill Bill.
Même si cette saga est sortie en deux films distincts, il faut en parler ensemble, car ces deux films sont vraiment complémentaires. Le premier est un déchaînement de violence, d'esthétisme, de références, de styles. On sent bien que Quentin Tarantino a laissé ses envies s'exprimer pour offrir un film très personnel, qui passe de la couleur au noir et blanc, en passant par le manga. Quant au second volet, il s'avère plus psychologique. En effet, il développe les personnages, revient dans le passé pour expliquer des situations du premier volume, et c'est donc là tout l'intérêt de parler de Kill Bill comme d'un seul et même film.
Ajoutons que Kill Bill est idéal pour voir l'inventivité et l'intelligence de la réalisation de Quentin Tarantino, je pense par exemple à l'insistance sur les pieds, ou encore à la manière de filmer les combats.
Kill Bill est donc un très grand cru, qui ravira les fans de cinéma et de Tarantino, avec en prime une nouvelle bande originale exceptionnelle!
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Et enfin en 2007, le dernier film de Quentin Tarantino à ce jour, Grindhouse : Death Proof.
Une fois encore, ce film est le moyen pour Quentin Tarantino de rendre hommage au cinéma qu'il aime (séries B et Z, films de Russ Meyer) et de faire un film léger, déjanté et vraiment jouissif! Qu'on se le dise, l'histoire de Grindhouse : Death Proof n'a rien d'extraordinaire, mais les dialogues, les acteurs (et surtout les actrices), les carambolages, les poursuites sont filmés de manière purement géniale! Et c'est là que réside tout l'intérêt du film! Des dialogues hallucinants (à voir en VO!), et un esthétisme accru font de ce Grindhouse : Death Proof une petite bombe vraiment très plaisante!
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J'ai donc vu tous les films de Tarantino, et ils sont pour moi tous cultes! Ajoutons que Quentin Tarantino a également tourné une scène du film Sin City, et qu'il prépare actuellement un film de guerre intitulé Inglorious Bastards ainsi que deux nouveaux volumes à sa saga Kill Bill. On s'en réjouit d'avance!

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# Posté le vendredi 29 juin 2007 03:03

Modifié le mercredi 11 juillet 2007 07:13

FILM CULTE 2001 : A Space Odyssey

FILM CULTE 2001 : A Space Odyssey
2001 : A Space Odyssey de Stanley Kubrick

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2001 : A Space Odyssey est d'après moi bien plus qu'un film, c'est une véritable expérience, tant psychologique, philosophique, qu'esthétique. Et c'est d'ailleurs pour cela que je n'arrive pas à classer, noter, évaluer ce film. Je n'arrive pas à savoir s'il me plaît au sens où les films de mon Top 30 me plaisent. De surcroît, je pense qu'il est impossible de l'apprécier à sa juste valeur, que seul Stanley Kubrick le peu. C'est pourquoi j'ai décidé de consacrer un dossier entier à ce film, où je vais tenter d'apporter mon explication personnelle, qui ne se veut en aucun cas universelle!


Le film démarre à l'aube de l'Humanité, quatre millions d'années avant Jésus Christ. Ici, Kubrick nous montre les premiers affrontements qui précèderont les grandes guerres de l'Humanité. Deux tribus primates se disputent le même point d'eau. Notons la présence d'un monolithe noir, dont nous reparlerons tout au long du film. C'est alors qu'une avancée considérable se produit: l'un des primates crée le premier objet de l'Histoire, un os avec lequel il tape sur un squelette. Cet outil lui servira dans sa lutte contre la tribu adverse. De là surgit un point très important : le premier outil de l'Humanité s'avère être une arme. Puis se produit une ellipse formidable, l'os jeté en l'air devient une navette spatiale, summum de l'évolution humaine.

Effectivement, on se retrouve alors en 2001, où l'Homme a su maîtriser la technologie comme jamais pour se rendre dans l'espace. Mais Kubrick installe alors les prémices d'un doute: les Hommes doivent réapprendre le plus basique. En effet, ils doivent réapprendre à se nourrir, à marcher, à faire leurs besoins. Le contraste est saisissant! C'est alors que les Hommes explorent la Lune et découvrent le fameux monolithe noir du début du film. En l'approchant, ils sont frappés par un sifflement assourdissant. Ce monolithe se révèle comme imprenable, inapprochable.

Puis, dix-huit mois plus tard, une mission est envoyée sur Jupiter. A son bord, un ordinateur très évolué et réputé sans faille. Ce dernier surpasse donc l'être humain du fait de sa perfection. L'inimaginable se produit alors. L'ordinateur se trompe, provoquant alors une réaction de peur chez les humains, qui projettent ainsi de le déconnecter. Seulement, l'ordinateur a tout prévu, il réussi à faire sortir les humains hors du vaisseau et les blocs dehors. Mais l'un d'eux parvient tout de même à pénétrer à bord, à l'aide d'une porte exclusivement manuelle, comme un reste d'Humanité dans ce monde informatisé. De là, ce survivant parvient à déconnecter l'ordinateur à l'aide d'un simple tournevis, comme pour montrer que ce qui a mis tant de millénaires à se construire peut s'écrouler de la plus simple des façons.

Vient ensuite la partie la plus curieuse et peut-être la plus indéchiffrable du film, le voyage dans l'espace temps de ce survivant. Après avoir traversé des paysages épileptiques, le survivant se retrouve dans une chambre au style très seizième siècle. Il apparaît alors comme extrêmement vieilli et usé, d'autant plus qu'il fait face à sa propre mort. Il voit en effet son image dans un lit, mourant. Puis, se dresse dans la pièce le fameux monolithe noir. Alors, le vieillard mourant dans le lit est remplacé par une sphère lumineuse. La caméra fond alors sur le monolithe et l'espace apparaît avec un embryon lumineux flottant dans le ciel...

Ceci s'avère n'être qu'un résumé simpliste du film, le plus dur étant d'en tirer des significations, ce que je vais tenter de faire à présent.

Pour ma part, j'interprète la présence du monolithe noir comme la présence divine, peu importe la religion ou les croyances. En effet, ce bloc de pierre noir est très neutre, ainsi il ne fait référence à aucune religion, il connote simplement l'idée même de religion. Sa présence perpétuelle tout au long du film semble indiquer que l'évolution de l'Humanité s'est constamment faite avec des références divines. D'ailleurs, la scène finale me conforte dans mon interprétation du sens qu'a ce monolithe.

En effet, reprenons depuis le début. Au commencement, on voit le début de l'Humanité, primaire et non développée, qui découvre le premier outil de l'Histoire. Puis une brillante ellipse nous emmène en 2001, au sommet de la technologie. En réalité, Kubrick nous emmène au sommet de l'évolution humaine, un sommet qui s'avère être le début d'un déclin. Effectivement, l'Homme doit réapprendre les bases et se trouve confronté à ses propres machines. L'homme est devenu l'outil de ses propres machines. D'où le déclin de la civilisation humaine et la dernière partie aux confins de l'infini. Remarquons que l'astronaute est seul dans l'espace, comme le seul survivant de l'espèce humaine. Il se trouve confronté à sa propre mort, comme pour lui indiquer la fin de la race humaine et le début d'une ère nouvelle. La présence du monolithe induit qu'une intervention divine est à l'origine de cette nouvelle ère, et l'embryon en est la preuve vivante. Quant à l'existence d'une entité extra-terrestre dont on parle pendant le film, elle est nécessairement liée à cet embryon. Je pense même que Kubrick voyait dans la vie extra-terrestre rien de moins que l'évolution de l'espèce humaine.

D'après moi, Kubrick a donc voulu décrire un cycle d'évolution, de la base au sommet, en insistant particulièrement sur la chute et sur l'avenir. Une fois encore, il a prouvé qu'il était un visionnaire hors norme. Mais toute cette explication n'est qu'une explication de sens, or la part esthétique du film est tout aussi importante, c'est pourquoi il convient je pense d'en parler.

Commençons par la beauté visuelle du film, qui prend forme dès les premières secondes avec un alignement Terre - Soleil - Lune absolument exceptionnel, d'autant plus que le film date de 1968. Puis, l'apparition du monolithe noir est en plus d'être un choc psychologique, un véritable choc visuel. En effet, du fait de sa perfection géométrique, de sa couleur impénétrable, de sa stature imposante, il induit une domination certaine, d'où l'idée de la référence divine. Puis, dans l'espace, Kubrick s'amuse avec la pesanteur et avec les silences. Les silences jouent un rôle très important. Ils procurent tout d'abord un sentiment très oppressant et servent l'idée qui veut que l'Homme est seul. La lenteur de très nombreuses scènes est je pense nécessairement liée à l'idée du temps qu'il a fallu pour atteindre ce sommet d'évolution. Quant à la pièce d'inspiration très seizième siècle, elle marque à mon avis un retour dans le passé, comme pour dire à l'Homme qu'à force de trop vouloir se développer il est devenu la victime de son évolution (l'ordinateur prétendu infaillible qui se rebelle). Quant à la source lumineuse provenant de l'embryon, elle m'inspire une idée de renouveau et d'intervention divine, ce qui colle avec l'interprétation que j'ai faite de cette scène.

L'autre esthétisme du film est musical. En effet, comment rester insensible à Ainsi parlait Zarathoustra de Richard Strauss et au Beau Danube bleu de Johann Strauss. On retrouve ici la passion de Kubrick pour la musique classique, présente dans tous ses films. Et personnellement, ces musiques m'inspirent une idée d'immensité, commune à l'espace. Malheureusement, je n'ai pas assez de connaissances en musique classique pour y trouver d'autres interprétations.

Ce qui est certain, c'est que 2001 : A Space Odyssey n'est pas, mais alors pas du tout, un film comme les autres. Comme je l'ai dit, il tient plus du domaine de l'expérience que du simple domaine du film. Les interprétations sont multiples et je pense qu'aucune ne concordera vraiment avec celle de Stanley Kubrick lui-même. Les réactions provoquées par ce film sont elles aussi multiples, certains crient au chef d'oeuvre, d'autres voit dans ce film un ennui mortel et inexplicable.
Je crois que c'est finalement ce qui fait la magie du cinéma, et de l'art en général...

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# Posté le mercredi 04 juillet 2007 05:42

Modifié le mercredi 11 juillet 2007 07:05